Marie-Thérèse Renaud, …Car elle arrive toujours, Besançon, Les éditions de la Boucle, juillet 2011, 263 p., 15 €.

L’auteure, Marie-Thérèse Renaud, a déjà publié quatre romans. Ici, elle accompagne deux personnages sur un chemin qui va les mener irrésistiblement à leur séparation après sept années de vie commune. Bernard-Hubert n’a jamais eu à se battre : il a été façonné par sa femme Hélène, députée de fort caractère qui lui a construit une situation professionnelle et sociale dans laquelle il peine à se maintenir depuis qu’elle est morte. Bénédicte, enseignante dans un collège, a été adulée par son mari disparu prématurément. Elle connaît un petit succès en poésie. Au moment de ses vacances, sans prévenir son compagnon, elle part à l’étranger.

Car elle arriveNous les suivons, chapitre après chapitre, passant de l’un, attaché parlementaire à Besançon, à l’autre en voyage au Vietnam. Leurs parcours respectifs sont peuplés de nombreux personnages issus de leur passé ou du présent qui donnent à l’auteure, manifestement marquée par sa carrière de jour­naliste, l’occasion d’effleurer les préoccupations de notre société : problèmes de couple, désir d’enfant, la femme en poli­tique, les rivalités professionnelles, les élections européennes, la crise financière, les nouveaux modes de communication, l’environnement, le tourisme humanitaire, l’histoire du Vietnam, la religion...

Pendant ce temps, naît un nouvel amour pour Bénédicte, et Bernard-Hubert reconsidère sa vision de la vie après une rencontre avec un moine. On peut comprendre que l’attention du lecteur se trouve quelque peu dispersée…

Claire Francart